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Rentrée scolaire 2020 : que dit le nouveau protocole sanitaire ?

Article réalisé par l’InternauteMis à jour le 27 août 2020 à 21h34

RENTREE SCOLAIRE DE SEPTEMBRE. À quelques jours de la rentrée scolaire 2020, le ministère de l’Éducation a dévoilé une nouvelle version du protocole sanitaire. Les infos clés à retenir.

Le 1er septembre, date de la rentrée scolaire 2020, approche à grands pas, alors que les questions des parents et du corps enseignant restent nombreuses face au rebond de l’épidémie de coronavirus. Mercredi 26 août, le ministère de l’Éducation nationale a publié une nouvelle version du protocole sanitaire précisant un peu plus les règles qui entreront en vigueur dans les écoles à la rentrée. Cette circulaire de six pages met en avant la volonté du gouvernement d’accueillir « tous les élèves, à tous les niveaux et sur l’ensemble du temps scolaire » pour cette rentrée 2020, et rappelle qu’un « plan de continuité pédagogique » sera mis en place pour assurer l’enseignement à distance, en cas de renforcement des mesures sanitaires sur tout le territoire.

Ce jeudi, le Premier ministre Jean Castex a tenu une conférence de presse aux côtés du ministre de l’Éducation Jean-Michel Blanquer pour réaffirmer les grands principes de ce protocole. Masque, lavage des mains, désinfection des locaux, consultez le résumé des propos de Jean-Michel Blanquer à la conférence de presse du 27 août en cliquant ici. 

► Consulter le nouveau protocole dans son intégralité en cliquant ici

Que peut-on retenir d’essentiel de ce nouveau protocole ? Le principe central d’abord, qui, dans sa formulation détaillée, est celui d’ « un accueil de tous les élèves, à tous les niveaux et sur l’ensemble du temps scolaire, dans le respect des prescriptions émises par les autorités sanitaires ». Ce principe est immédiatement suivi dans le nouveau protocole d’une option de sécurité, celle du plan de continuité pédagogique, présenté comme suit : « Dans l’hypothèse où la situation sanitaire exigerait des mesures plus strictes, du fait d’une circulation active du virus sur tout ou partie du territoire national, un plan de continuité pédagogique a été mis en place pour assurer l’enseignement à distance ». Le plan en question est consultable ici. Voici les détails clés du nouveau protocole sanitaire :

Distanciation

  • « Dans les espaces clos (salles de classe, ateliers, bibliothèques, réfectoires, cantines, internats, etc.), la distanciation physique n’est pas obligatoire lorsqu’elle n’est pas matériellement possible ou qu’elle ne permet pas d’accueillir la totalité des élèves. Néanmoins, les espaces sont organisés de manière à maintenir la plus grande distance possible entre les élèves, notamment dans les salles de classe et les espaces de restauration ».
  • « Dans les espaces extérieurs, la distanciation physique ne s’applique pas ». 

Port du masque

  • « Le port d’un masque ‘grand public’ est obligatoire pour les personnels en présence des élèves et de leurs responsables légaux ainsi que de leurs collègues, tant dans les espaces clos que dans les espaces extérieurs ». **
  • « Pour les élèves des écoles maternelles le port du masque est à proscrire ; pour les élèves des écoles élémentaires, le port du masque n’est pas recommandé mais des masques sont à disposition pour équiper les enfants présentant des symptômes dans l’attente de leur départ de l’école ; pour les collégiens et les lycéens, le port du masque ‘grand public’ est obligatoire dans les espaces clos, ainsi que dans les espaces extérieurs **. L’avis du médecin référent détermine les conditions du port du masque pour les élèves présentant des pathologies ».

** « Bien entendu, le port du masque n’est pas obligatoire lorsqu’il est incompatible avec l’activité (prise de repas, nuit en internat, pratiques sportives, etc.). Dans ces situations, une attention particulière est apportée à la limitation du brassage et/ou au respect de la distanciation ».

Lavage des mains

  • « Le lavage des mains est essentiel. Il consiste à laver à l’eau et au savon toutes les parties des mains pendant 30 secondes. Le séchage doit être soigneux, si possible en utilisant une serviette en papier jetable, ou sinon en laissant sécher ses mains à l’air libre. Les serviettes à usage collectif sont à proscrire. À défaut, l’utilisation d’une solution hydroalcoolique peut être envisagée. Elle se fait sous l’étroite surveillance d’un adulte à l’école primaire ».
  • « Le lavage des mains doit être réalisé, a minima : à l’arrivée dans l’école ou l’établissement ; avant chaque repas ; après être allé aux toilettes ; le soir avant de rentrer chez soi ou dès l’arrivée au domicile. Le lavage des mains aux lavabos peut se réaliser sans mesure de distanciation physique ».

Limitation du brassage des élèves

« La limitation du brassage entre groupes d’élèves (classes, groupes de classes ou niveaux) n’est pas obligatoire. Toutefois, les écoles et établissements scolaires organisent le déroulement de la journée et des activités scolaires pour limiter, dans la mesure du possible, les regroupements et les croisements importants entre groupes. Les arrivées et départs sont particulièrement étudiés pour limiter au maximum les regroupements d’élèves et/ou de parents. Les personnels ainsi que les collégiens et les lycéens portent un masque durant tous leurs déplacements. De même, la limitation du brassage dans les transports scolaires n’est pas obligatoire. Toutefois, les collégiens et les lycéens doivent porter un masque si la distanciation entre élèves ne peut être garantie ».

Ce qu’a dit Jean-Michel Blanquer lors de la conférence de presse du 27 août sur la situation sanitaire

Au cours de la conférence de presse menée par le Premier ministre Jean Castex le 27 août à 10h30 pour éclaircir la situation sanitaire du pays, le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer s’est à nouveau exprimé afin de rappeler les principaux axes du protocole sanitaire pour la rentrée scolaire 2020 : 

  • Le lavage systématique des mains plusieurs fois par jour
  • Le port du masque obligatoire et systématique pour tous les professeurs, de la maternelle au lycée
  • Le port du masque obligatoire pour tous les élèves, de la 6e à la terminale, selon les préconisations de l’OMS *
  • La limitation du brassage des élèves, qui fait l’objet de recommandations
  • La désinfection quotidienne de tous les locaux

Le ministre a également  insisté sur le fait que les acteurs du monde scolaire avaient pu se préparer à cette rentrée dès la phase de déconfinement de mai-juin. Il a précisé que des mesures localisées pourraient être mises en place dans les zones de circulation active du virus. En résumé, cette procédure est calée avec le ministère de la Santé : isolement de la personne symptomatique, puis transmission de la liste des cas contacts, analyse des tests de ces cas contacts, et mesures éventuelles de fermeture de classe temporaire voire de l’établissement tout entier. Des mesures ciblées, a insisté le ministre. Et de marteler, en fin d’intervention : « Le cas échéant, nous sommes en mesure d’assurer la continuité pédagogique d’un établissement, ou d’une classe que nous fermons ».

Le port du masque sera aussi obligatoire « pour tout le monde » au sein de l’enseignement supérieur, a annoncé Jean Castex ce 27 août. Il s’agit d’une nouveauté, puisque le ministère de l’Enseignement supérieur n’avait jusqu’alors pas mis à jour le protocole publié le 6 août, qui imposait le masque lors des déplacements mais se contentait de le « recommander » pendant les cours.

Quelle est la date de la rentrée scolaire de septembre 2020 ? 

Pour les élèves de la maternelle au lycée, la date de la « grande » rentrée scolaire 2020 est programmée au mardi 1er septembre 2020, et la pré-rentrée des enseignants au lundi 31 août 2020. L’année scolaire 2020-2021 prendra, quant à elle, officiellement fin le mardi 6 juillet 2021 au soir.

Attention, la date de rentrée est chaque année bien différente pour les élèves qui entrent à l’université et dans les autres établissements supérieurs : les personnes concernées doivent se renseigner auprès de leur structure, qui fixe elle-même la date du début des cours et le calendrier de l’année. De manière générale, la rentrée universitaire intervient entre la mi-septembre et la mi-octobre. Les congés d’été s’achèvent donc, mais les vacances reviennent vite avec pas moins de deux semaines de repos pour la Toussaint. Pour découvrir le calendrier complet de l’année en cours et savoir avec précision les dates des congés des élèves zone par zone, rendez-vous sur notre page spéciale consacrée aux vacances scolaires.

Comment se profile la rentrée scolaire dans le contexte de l’épidémie de covid-19 ?

Selon Jean-Michel Blanquer le 21 août dernier, la rentrée scolaire de septembre 2020 se fera selon deux mots d’ordre : « Protéger les élèves et les adultes, mais aussi assurer l’éducation de tous. » Outre le port du masque, les gestes barrières devront être « appliqués en permanence, partout, et par tout le monde » dès la rentrée, précise le protocole sanitaire : lavage des mains régulier, ventilation des classes ou encore désinfection des locaux et matériels. Le ministère a également insisté sur le rôle-clef des parents, qui « s’engagent à ne pas mettre leurs enfants à l’école, au collège ou au lycée en cas de fièvre ou en cas d’apparition des symptômes évoquant la Covid-19 chez l’élève ou dans sa famille ».

Dans une interview au Monde publiée le 9 juillet, l’infectiologue Jean-François Delfraissy, qui préside le conseil scientifique depuis mars, a quant à lui précisé : « La rentrée sera plus normale qu’au mois de juin mais avec, quand même, un certain nombre de mesures. Elles seront plus souples que celles mises en place lors de la reprise de l’école à la mi-mai, puis au mois de juin, parce que les connaissances ont évolué. On sait désormais que les enfants sont finalement davantage contaminés par les adultes qu’ils ne contaminent eux-mêmes les adultes ».

Que se passera-t-il en cas de deuxième vague ?

Selon une circulaire du 10 juillet, « dans l’hypothèse où la situation sanitaire exigerait des mesures plus strictes, du fait d’une circulation active du virus sur tout ou partie du territoire national, un plan de continuité pédagogique sera mis en place pour assurer l’enseignement à distance ». Le document précise également : « Le ministère a élaboré un plan comprenant, outre le protocole sanitaire, le rappel des principales actions à conduire, des conseils et bonnes pratiques sur l’organisation du service et l’équipement numérique, les modalités d’activation des classes virtuelles du Cned et de ‘Ma classe à la maison’, et une sélection de ressources pédagogiques numériques à disposition des professeurs et des familles ». Le plan en question devrait être consultable dans les prochains jours.

Si l’épidémie de coronavirus s’accentue et que la situation devient difficile, le gouvernement envisage de fermer les écoles, mais il s’agirait alors du « cas le plus extrême », selon le ministre. Si les écoles ferment, les enfants devront donc suivre des cours à distance. « Nous y sommes prêts, nous avons des centaines d’heures de cours enregistrées », a indiqué le ministre de l’Éducation nationale. Cependant, Jean-Michel Blanquer affirme qu’il préférerait mettre en œuvre des solutions « mixtes » si la France n’arrive pas à une situation extrême. « En cas de reprise partielle de l’épidémie, nous serions obligés de recomposer des petits groupes avec l’un qui reste à la maison et l’autre pas », a-t-il expliqué. 

Les masques seront-ils gratuits ou pas ?

De nombreux parents d’élèves s’interrogent sur le  maintien de la rentrée scolaire au 1er septembre, en plein rebond de l’épidémie de coronavirus en France. Autre source d’inquiétude et de grogne, le gouvernement a déclaré mardi que les masques des élèves seront à la charge des familles, alors que de nombreux élus réclamaient leur gratuité pour les collégiens et les lycéens, sachant que ces derniers devront les porter toute la journée. Cette décision de la non-gratuité des masques a été prise mardi par le gouvernement, lors d’un conseil de défense sanitaire à l’Elysée. Le gouvernement souhaite notamment par ce biais accroître la responsabilisation des Français, selon les termes d’un ministre ayant participé au conseil de défense, rapportés par Le Monde : « Il faut revenir à la notion de prise de responsabilité individuelle. On ne paie pas des préservatifs à tout le monde, alors que le sida tue lui aussi !Ce n’est pas à l’Etat de prendre en charge cette dépense, d’autant plus que la situation est amenée à durer ». Au sommet de l’Etat, on assure aussi : « La pandémie concerne tout le monde, il faut responsabiliser les Français. Aucun pays au monde n’assure la gratuité des masques ».

Pour autant, le dispositif mis en place en mai, lors du déconfinement, est prolongé, sur décision conjointe du chef de l’Etat et de son Premier ministre, Jean Castex : les personnes à la santé fragile (par exemple diabétiques) vont continuer de recevoir gratuitement des masques fournis en pharmacien sur prescription médicale. Les bénéficiaires de la CMU (Couverture maladie universelle) restent eux aussi éligibles à ce dispositif et recevront par la poste des masques réutilisables. Le 23 août, le ministre de la santé Olivier Véran a déclaré au JDD que « la distribution de 53 millions de masques gratuits aux précaires [avait] été réalisée par La Poste à 90 % ». Un membre de l’exécutif précisait dans la foulée : « Et cela concerne les enfants de ces familles ». En île-de-France, la présidente de la Région, Valérie Pécresse, a pour sa part d’ores et déjà annoncé que chaque lycéen disposera dès la rentrée de deux masques lavables.

« Le masque sera une fourniture comme une autre »

« Le masque sera une fourniture comme une autre », assurait déjà Jean-Michel Blanquer, sur France 2, le 20 août. Le ministre de l’Éducation pensait déjà que la charge des masques devait revenir aux familles, à l’exception des foyers en grandes difficultés. Dans ces cas-là, l’État sera « en situation de fournir des masques aux élèves qui en auront le plus besoin ». Ces propos ont fait réagir parents d’élèves et enseignants. « C’est un déni de réalité et une confusion des genres. Le masque n’est pas un outil éducatif », a ainsi dénoncé le coprésident de la FCPE Rodrigo Arenas, dans Libération. La fédération de parents d’élèves a donc mis en ligne une pétition pour réclamer la gratuité des masques et leur prise en charge par les pouvoirs publics. La présidente de la région Occitanie a, de son côté, déjà annoncé qu’elle fournirait gratuitement des masques aux lycéens, estimant que ce n’était « pas aux familles d’en subir la charge financière ». 

Dixit Agnès Le Brun, vice-présidente de l’Association des maires de France, le 25 août auprès de Franceinfo, « Si les collectivités souhaitent » distribuer gratuitement des masques aux élèves, « il faut qu’elles puissent le faire ». Et d’ajouter : « Nous demandons depuis le début qu’il y ait une compensation financière pour les collectivités de la part de l’État, pour toutes les dépenses relatives à la crise sanitaire. Parce que la santé, c’est une responsabilité de l’État. (…) Quoi qu’on en dise, rien ne se fera sans la confiance établie aussi avec les parents, dont on voit que souvent les plus fragiles socialement sont aussi les plus réticents à remettre leurs enfants à l’école. C’est pour cette raison que le cadre doit être ferme et simple. »

Quant au président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy, il déclarait avant la décision du gouvernement de la non-gratuité des masques le 25 août qu’il « ne [serait] pas contre » le fait de fournir gratuitement des masques aux élèves de collèges et lycées, une mesure que le gouvernement refuse pour l’instant de généraliser. « Pourquoi pas avoir des stocks de masques », estime le scientifique, si cela aide à « favoriser » son utilisation.

Article complet à retrouver sur le site de L’Internaute

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